Ellesmerya


 
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 Pillier II : L'Histoire d'Ellesmerya

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Feerya Ellya
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MessageSujet: Pillier II : L'Histoire d'Ellesmerya   Dim 19 Oct - 19:38

Il existe, sur Ellesmerya, une légende… Une de ces légendes qui se content au coin du feu, lorsque le vent souffle au-dehors et que la neige tombe par tourbillons incessants, ou bien allongés dans l’herbe verte, à contempler la voûte étoilée… Elle est de ces légendes qui font briller des étincelles dans les yeux des enfants… De ces légendes qui font rêver les enfants, sourire les adultes et vivre les vieillards. De ces légendes qui forgent des mentalités… De ces légendes qui influent sur un pays même…
En réalité, c’était même la légende la plus importante, l’unique qui soit entièrement commune aux 4 continents et qui ait traversé toutes les époques avec toujours la même vigueur… Et pour cause ! Combien d’enfants avait-elle fait rêver…
Elle commençait, bien évidemment, comme toutes les légendes… :


« Il était une fois, il y a fort, fort longtemps, si longtemps que ces dates se perdent dans des temps immémoriaux, un pays. Ce pays, mes enfants, vous le connaissez tous, vous y vivez. Il avait pour nom Ellesmerya. C’était un lieu de joie, d’insouciance, de liberté, mais aussi de technologie, d’intelligence et de justice. Tout y régnait avec harmonie, et les cinq continents, identiques aux quatre de nos jours, en plus du légendaire continent de Vulturyo, étaient possesseurs d’un pouvoir incommensurable, d’une puissance que vous ne pouvez pas imaginer. Nous n’en possédons aujourd’hui pas le millième. Pendant longtemps, l’équilibre parfait parvint à se maintenir, car les cinq continents avaient tous des dirigeants intelligents et fort justes, qui n’utilisaient jamais à la légère les Eléments.

Hélas !

Vint le jour où cette douce époque prit fin. En effet, vinrent au monde, par une coïncidence tout à fait extraordinaire, cinq enfants, chacun destiné à devenir prince sur son continent. Ils se voyaient souvent et jouaient ensemble, depuis leur plus tendre enfance, car il était important que les dirigeants des royaumes s’entendissent bien. Or, la perfection semblait atteinte, car ces cinq-là, étant nés en même temps, ne pourraient jamais user d’autorité les uns sur les autres. De plus, ils s’entendaient à merveille et étaient les meilleurs amis du monde. Taaver de Telluristia, était un garçon un peu bourru dans ses manières, mais très brave et le cœur sur la main, Iekkina d’Ignitiato une jeune fille franche et téméraire, Usko d’Undista, un jeune homme réservé, très sage, qui tempérait toujours l’ardeur des autres, Valmya de Vulturyo était très intelligente, mais aussi vaniteuse et enfin Fyrsky de Fulmeni, qui parlait peu mais s’imposait par son charisme subjuguant.



“La perfection et l’entente elles-mêmes réunies en cinq âmes” (Anyaline, préceptrice d’Usko, Archives d’Undista)


Ils se complétaient et semblaient parfaits pour assurer l’avenir du pays, malgré leurs très rares disputes, aussitôt oubliées généralement. Mais Valmya avait une petite sœur, d’un an moins âgée qu’elle, mais avec la même beauté et la même intelligence ; elle avait pour nom Ylsia. Fyrsky, alors qu’il avait seize ans, en tomba amoureux et la séduisit. On aurait voulu dire qu’ils vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours que jamais le fier monde d’Ellesmerya n’en subit les conséquences…

Malheureusement, Valmya, comme vous le savez, était fort vaniteuse, et aurait voulut que tous soient à ses pieds… en particulier Fyrsky. Et voilà qu’il courtisait sa propre petite sœur ! Furieuse, mais ne voulant pas gâcher leur amitié, elle cultiva secrètement cette rancœur, sans jamais la montrer aux autres. Et, le jour commun de leur majorité à tous, jour où ils entraient en possession de leurs continents respectifs et qui se fêtait en grande pompe séparément (car ils se devaient d’être en présence de leur peuple ce jour-là), elle les réunit quelques heures avant la cérémonie, et leur parla, gravement. Son plan fut exposé, et, un par un, chacun acquiesça…



“Jamais secret ne fut à la fois aussi mystérieux et ostensible que celui qu’ils tinrent à cette aube-là” (Elmondo, cousin de Iekkina, Journal personnel)


Puis ils se rendirent chacun dans leur pays et…

Comment ? Vous dire ce que Valmya leur a dit ? Personne ne le sait… Beaucoup d’hypothèses furent formulées à partir de ce qui suivit… Alors ouvrez grandes vos oreilles !


Je disais donc… ah oui, ils se rendirent à la Grande Cérémonie de leur nouvelle Royauté. Et c’est ainsi que fut mis en leur possession le cinquième du Pouvoir Elémentaire. Le plus grand malheur du monde, déguisé sous des apparats de gaieté, venait d’arriver. Tous les courtisans admiraient les Cinq Dirigeants, les encensaient, les honoraient, les glorifiaient. Et, cinq années durant, le monde se portait à merveille, et jamais Ellesmerya n’eut connu plus de prospérité, ne se fut tant approchée de la perfection. Hélas ! C’est souvent après une gloire qu’un pays tombe dans la décadence ! Mais cela paraissait tellement improbable… c’est finalement un excès de confiance qui précipita les cinq continents vers la catastrophe sans précédent qui survint alors.


“Les décombres du désastre furent à l’image de l’apogée que connut le pays durant son Âge d’Or” (Mestrito, elixirologue, Traité sur les conséquences en herboristerie appliquée de la Chute)


Exactement cinq années après la Cérémonie, ils se réunirent tous les cinq. Milliers sont les versions supposant autant de lieux différents pour l’endroit qu’ils gagnèrent alors, mais aucune n’est fondée. Aussi je n’apporterai pas, dans un souci d’impartialité, de précision sur cette place. Peu importe, en réalité. La légende prétend qu’ensuite, ils formèrent un pentagramme et prononcèrent des mots, dans un ancien langage, plus antique encore que le monde lui-même. Ils concentrèrent de cette manière toute leur énergie élémentaire, aspirée depuis les dernières années à leur continent entier, la canalisèrent, et la projetèrent sur le menhir, située au centre du pentagramme. Celui-ci se mit à briller de mille feux, et émettait un éclat que nul mot humain ne saurait décrire, une couleur inimaginable, inconcevable, trop riche pour notre médiocre éventail de fades teintes. Ce cérémonial ne dura pas moins de cinq jours et cinq nuits. On dit qu’ils ont enfermé toute la puissance élémentaire des cinq continents dans cette pierre. Puis, essoufflés, vidés par l’effort colossal et inhumain qu’ils venaient de produire, ils s’affalèrent tous et dormirent, à nouveau cinq jours et cinq nuits.

Lorsqu’ils s’éveillèrent, encore exténués, ils contemplèrent longtemps leur œuvre, avec la sensation de s’être exhaustivement donnés corps et âmes, et de n’être plus que de simples enveloppes charnelles. Puis ils se relevèrent et contemplèrent sans mot dire leur réalisation. Avec émerveillement… mais non sans appréhension : comment se résoudre à détruire ce joyau de puissance ? Si un seul d’entre eux s’en emparait, il pourrait dominer le monde entier. Chacun le savait. Mais aucun ne le fit. Après s’être échangé un regard équivoque, chacun dégaina son arme favorite et, d’un accord tacite, ils brisèrent d’un même mouvement le menhir. Celui-ci fut divisé en cinq pierres, les Cinq Reliques comme on les nomme, de formes et de couleurs dissemblables, mais chacune émanant une aura de pouvoir. La première chatoyait de douces ombres variant du jade à l’émeraude, du vert le plus profond à l’olivâtre le plus pâle ; la seconde paraissait éclater par son écarlate aveuglant ; la troisième, quant à elle, miroitait des reflets bleu, lavande, indigo, saphir… ; la quatrième semblait vous aspirer, avec ses fascinantes volutes variant du blanc le plus pur au noir le plus sombre ; la cinquième, enfin, était parcourue d’éclairs vifs et violents, couleur or. Toujours silencieusement, ils s’emparèrent un par un de la Relique qui leur était destinée. Puis s’en retournèrent, sans jamais parler, car tout était dit.

En revenant dans leurs continents respectifs, chacun donna vie grâce à sa Relique à un animal légendaire, qui serait chargé de la garder. Apparurent donc sur la surface du pays un Basilic, un Phénix, un Serpent des Mers et un Dragon (parcouru d’étincelle et qui crachait l’électricité). Quant à Valmya, l’acte qu’elle accomplit alors fut parmi les plus horrifiants jamais commis. Un sourire triomphant aux lèvres, elle songeait qu’enfin, elle était parvenue à détruire les Cinq Continents, qu’ils étaient suffisamment affaiblis pour qu’elle s’en empare puisque désormais toute la puissance était dans les pierres, gardées par des monstres fabuleux. Enfin elle était la seule à posséder du Pouvoir. Finalement, sa revanche prenait acte. Arrivée à Technystyryma, elle courut à la plus haute tour, et, tout en jubilant, elle commença par modifier le cerveau de tous ses sujets, les plus accessibles, afin de tester son pouvoir et d’entamer son œuvre de suprême domination.
Cependant, à peine eut-elle entamé ce geste que les quatre autres furent alertés.


“Une terreur et une surprise n’ayant jamais eu de précédent auparavant sur ce visage si serein se dessinèrent soudainement sur les traits altiers de mon souverain”
(Enayi, Conseiller Principal du Président, Chroniques de Fulmeni)


En effet, bien que les Cinq Reliques extraites du Menhir eussent chacun la possession d’un Elément différent, dans chacune étaient restés intégrés, certes insignifiants en comparaison du reste, mais présents tout de même, des éclats des autres Eléments. C’est pourquoi Taaver, Iekkina, Usko et Fyrsky ressentirent l’utilisation de la pierre qu’ils avaient formée. Abasourdis, ils se précipitèrent, sans concertation aucune, vers sa source, et en un rien de temps ils furent là. Et, interloqués, confondus, désorientés, assistèrent au spectacle dramatique de leur amie, les traits convulsés, déformés par la folie qui s’était emparée d’elle sans qu’ils n’en voient rien. Un flot scintillant et argenté, sans discontinuités, allait de la Relique à elle. Stupéfaits dans un premier temps, ils intervinrent malgré tout avec rapidité. Tandis que Taaver et Iekkina tentaient d’empoigner Valmya et de la maîtriser, Usko essaya de tenir la Relique à distance, d’endiguer son flot ininterrompu d’énergie à l’état pur… et Fyrsky, soudainement inquiet pour Ylsia, courut dans ses appartements et la trouva, hébétée, les yeux brouillés et vagues. Tremblant de désespoir, il la prit avec une douceur rageuse dans ses bras et remonta avec le groupe. La situation n’avait pas vraiment changé, sinon que tous avaient quelques bleus et blessures en plus, et semblaient exténués.

Brusquement, lorsque le président de Fulmeni entra, avec Ylsia, inerte et semblant inconsciente, si ses yeux nébuleux ne fussent ouverts, Vamlya s’immobilisa. Et fixa sa sœur cadette. Celle qui lui avait volé la seule chose qu’elle n’avait pas pu avoir. Regard flamboyant de haine. Heurtant un regard de vide et de néant. Ses traits, figés, se décomposèrent, et sa glaciale autorité la reprit. Mais non sa raison. Car, profitant de l’instant de flottement qui saisit son immobilité inattendue, elle redirigea sa puissance vers la jeune fille inerte, on rapporte qu’elle prononça alors, dans un chuchotement plus froid que la glace : « Soit. Puisque l’on veut absolument que cette Relique soit à l’abri, c’est toi qui la protégera. ».

C’est alors qu’une lueur aveuglante émana d’Ylsia, si bien que tous les autres durent fermer les yeux, et quand enfin ils purent les rouvrir, Valmya gisait à terre, tandis que Fyrsky se tenait près… d’une harpie. Du corps de l’infortunée ne restait qu’une bague. Ebahis, emplis d’une terreur croissante, ils contemplaient sans en croire leurs yeux ce désolant spectacle. Se questionnant sur l’avenir des Cinq Continents. La Harpie les observait, curieuse, de ses yeux. Ce n’était plus Ylsia. Certes, son âme et son corps avaient été les éléments pour construire cette abomination, cependant on ne retrouvait pas sa personne. Son regard autrefois fixe et perçant était maintenant dénué d’humanité bien qu’ intelligent. Ils formèrent presque inconsciemment un cercle autour du corps de celle qui autrefois fut leur amie, et s’accroupirent, rendant hommage à une personnalité forte qui fut dévorée par la jalousie et l’ambition.
Alors, la voix de Valmya résonna autour d’eux, venant de nulle part de partout à la fois. Dénuée d’émotion, elle déclama simplement :



“Vous m’avez crue et suivie. En voulant, par excès de confiance, protéger Ellesmerya, vous l’avez détruite. Depuis le jour de la Cérémonie, tout n’était que calomnie et mensonge destinés à vous plonger dans la ruine. A tort ou à raison, c’est à chacun de juger. Adieu, désormais.”
(Source inconnue)


Ils l’enterrèrent avec tous les hommages dus à une princesse, aux côtés de la bague de sa sœur cadette, puis nommèrent une nouvelle Princesse dans la famille de Valmya, et lui confièrent la Relique, en lui précisant qu’elle devait être gardée par la Harpie, qu’il était très important de mettre cette pierre en lieu sûr, et de la protéger à tout jamais. Quant à eux, ils regagnèrent leur continent, et prirent une ultime précaution : cachèrent Vulturyo aux yeux des autres habitants d’Ellesmerya. Peu à peu, celui-ci s’effaça de la mémoire de tous. Nombreux furent les chefs de chaque continent qui se succédèrent, nombreuses et variées furent les années puis les époques qui défilèrent, et désormais, plus aucun d’entre nous ne sait où se trouve Vulturyo, ni les pierres.


Si Vulturyo a réellement existé ? Non, vous le savez bien, les archéologues l’ont souvent cherché, mais à force de trouvailles, nous avons compris qu’en réalité, Vulturyo était intégré à Fulmeni, mais il en était simplement une importante région, qui a pris de l’importance pour la légende. Mais en réalité, il n’a jamais existé que Quatre Continents. Quant aux pierres, nul ne sait où elles se situent, ni si elles existent vraiment.
Mais n’oubliez jamais que, si ce sont les légendes qui sont le pilier de notre culture, ce sont en réalité des mythes embellis par l’imagination humaine. Cependant, ils contiennent une partie floue de vrai, c’est pourquoi il vous faut la transmettre à vos descendants, comme l’ont fait vos ancêtres durant des générations.

Oh, une dernière chose, l'ampleur de ces évènements fut gigantesque... On dit qu'à la mort de Valmya, chaque continent perdit sa faculté de développement. La cause ? Nul ne sait, mais beaucoup pensent que cela est dû à l'utilisation trop poussée de la pierre de Vulturyo qui aurait entraîné une disproportion trop élevée entre les différentes Reliques. Pour corriger cette disparité, les autres pierres auraient perdu volontairement un peu de puissance...
Mais pour que cela soit vrai, encore faudrait-il que cette légende n'en soit pas une...

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Dernière édition par Feerya Ellya le Dim 19 Oct - 20:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pillier II : L'Histoire d'Ellesmerya   Dim 19 Oct - 19:38

Le continent mythique qu'est Vulturyo existe bel et bien, son existence est réelle bien qu' inconnue des habitants des autres nations. La fin de cette légende est ignorée de tous, sauf des Vulturyens. Il est dit que ce continent fût dissimulé, mais personne, sauf les 5 dirigeants, ne sut comment...
Vulturyo était à l'époque la prolongation directe du continent d'Ignitiato. Lorsque les évènements contés dans la légende eurent lieu et que la dissimulation du continent fût convenue de tous, la parcelle de terre Vulturyenne et les terres Ignitennes furent rompues. Cette division, effectuée à l'aide des 5 Reliques, n'était cependant pas assez importante pour réussir à faire oublier les horribles évènements passés. Taaver, Iekkina, Usko, Fyrsky et la cousine de Valmya et Ylsia, prénommée Eflerya, décidèrent d'utiliser les pierres singulières de Vulturyo, des pierres qui, à elles toutes réunies, pouvaient permettre de maintenir un continent de petite taille en continuelle flottaison, un continent flottant pour l'éternité au-dessus du reste de l'humanité. Une dernière précaution fût prise. Les Vulturyens aimaient beaucoup s'occuper des animaux à ailes, principalement des dragons, ils les élevaient. Quatre de ces dragons, les plus forts, féroces et surtout les plus imposants furent envoyés chacun à la garde d'un continent. Ils avaient été disposés de cette façon pour empêcher quiconque de s'approcher ne serait-ce qu'un peu trop près du ciel, de le dissuader de trouver un moyen de voler et d'explorer le ciel sensé être totalement vide...
Cachés, ignorés, gardés pour l'éternité. Tel était le cruel destin des anges ailés...
Leur peine fût encore plus grande quand, deux ans plus tard, leur princesse bienfaisante dut leur annoncer une terrible information. En effet, une loi serait mise en vigueur pour assurer la survie de leur peuple. -Pour bien comprendre la peine de ces gens, il vous faut savoir que l'appareil génétique des Vulturyens ne leur permet d'avoir que deux enfants au maximum au cours de leur vie, qui dure en moyenne 200 ans...- Ce jour-là, ses yeux habituellement si doux, si purs étaient si tristes, si sombres... Ils étaient remplis de larmes lorsqu'elle prononça le nouveau devoir de son peuple. Ici sont rapportées ses paroles exactes :


"Tout Vulturyen ne possédant pas d'aile bio-mécanique se verra retiré de la communauté. Ses ailes seront arrachées et ses souvenirs seront effacés, sans exception. Il sera ensuite envoyé sur les continents inférieurs où il pourra mener une vie tranquille et simple." Son ton changea du tout au tout, sa solennité durant ses précédentes paroles n'eut d'égal que son émotivité dans les mots qui les suivirent. "Mon cher peuple, mon bien aimé peuple, je vous pris de comprendre la décision qui s'offre à moi. Les pierres permettant notre isolement ne pourront supporter des charges supplémentaires... Ce choix est le seul, il n'existe aucun autre moyen de permettre notre survie. Il est nécessaire, pour le bien de tous, que les autres continents ne se remémorent jamais les évènements passés. Nous devons, nous seuls, vivre avec le péché commis par la princesse Valmya, et nous devons, nous seuls, payer les souffrances que sa vanité a engendré sur notre territoire, mais également, et surtout, sur les autres. Je suis désolée de vous imposer cela, mais il le faut. J'espère qu'un jour quelqu'un de plus compétent que moi pourra trouver une solution et vous permettre à vous, peuple de Vulturyo, de vivre heureux..."


Ce furent là ses dernières paroles. Elle était digne, les larmes coulant sur ses joues elle avait su faire preuve de la maturité nécessaire à la gestion du pays, elle avait fait le choix qui permettrait à tous de vivre, même si pour cela il leur faudrait souffrir... La princesse Eflerya, ainsi que ses descendantes, menèrent leur pays d'une main de maître. Leur technologie évolua, c'était effectivement le seul continent demeuré non touché par la baisse de pouvoir de leur Relique. Elle évolua tellement que, très vite, ils eurent la technologie la plus évoluée de tout Ellesmerya. Cette technologie était la clef de l'abolition de cette loi, chacune des Princesses qui assuraient la survie de Vulturyo le savait. Mais jusqu'à maintenant, aucune n'a réussi à trouver une solution durable au problème. La princesse actuelle, baptisée Ellya, espère avoir trouvé. En permettant secrètement à des scientifiques d'effectuer des recherches sur la génétique de tous les habitants, elle aspire à la fois à trouver un moyen de diminuer le temps de vie de chaque Vulturyen et à annuler les chances de rejet d'une aile à la bio-mécanisation. Ses espérances sont très grandes quant à la réussite de ce projet...
Cependant, un chercheur a profité de son approbation pour mener des expériences sur un être humain. L'être humain en question est une jeune fille issue de la ville de Technystyryma qui n'a pas encore obtenu son aile bio-mécanique, c'est-à-dire qu'elle n'a pas encore atteint sa majorité... Sa disparition date maintenant de plus de deux mois, et personne encore ne sais ce qu'elle est devenue... Sauf le chercheur...



Ce qui suit est un rapport d'un envoyé de la Princesse Ellya en vue de savoir la situation des autres continents, principalement par rapport à l'agressivité montante des monstres :

"Ces derniers mois, des évènements peu ordinaires ont eu lieu sur les continents d'Ignitiato, de Fulmeni, d'Undista et de Telluristia. Tout d'abord, le nombre de monstres a considérablement augmenté depuis environ un mois et leur agressivité également, et ce, sur tout les continents (comme sur le nôtre...). En ajout à cela, plusieurs incidents plus ou moins graves ont été répertoriés sur chacun des continents.

Sur Fulmeni, la Fête du Soleil à Parastasiry s'est très mal déroulée cette année. En plus d'un soleil vermeil, un signe de très mauvaise augure dans la culture de cette civilisation, annonciateur d'une catastrophe prochaine, une machine très importante et très imposante a fait de nombreux dégâts dans la ville. Personne ne sait comment elle a fait pour fonctionner ce jour-là car les pierres électriques fabriquées par les usines de ce continent sont faites pour durer une année, une seule année, du lendemain de la Fête du Soleil à la veille de cette même fête...
Le Volcan d'Ignitiato quant à lui, est éteint depuis des centaines de milliers d'années. Il montrerait pourtant des signes de réveil imminent. Si cela s'avère vrai, l'économie de ce pays risque d'être totalement chamboulée et de nombreuses vie menacées...
La terre de Telluristia serait moins fertile que l'année précédente, pourtant les récoltes s'avéraient encore meilleures. De plus, ce sont en partie les plantes, plus précisément leur forte odeur, qui permettaient de tenir la plus grande partie des monstres volants en dehors des villes. Cette baisse de la fertilité n'a pas permis aux fleurs d'être aussi parfumées qu'en temps habituel, et donc la concentration de monstres en ville a beaucoup augmenté...
Pour finir, l'assassinat du tailleur de pierre d'Undista est une catastrophe pour les habitants de la ville sous-marine d'Aquropale. L'ancien tailleur de pierre vient de mourir, et le seul apprenti qu'il avait laissé derrière lui a été assassiné, de ce fait, personne n'est en possibilité de tailler les pierres nécessaires aux Aquropaliens pour qu'ils puissent respirer sous l'eau..."

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